Départ le 26 Avril 2026 de la bretagne nord
Une semaine pour respirer et retrouver Berlioz, l’imprévisible
Dans le Gard, cette semaine n’est pas seulement une pause. C’est un sas. Un endroit où l’on se dépose, où l’on se retrouve, où les trajectoires se recroisent.
5/10/2026


Et parmi ces trajectoires, il y a celle de Berlioz.
Berlioz, c’est l’inattendu. Le garçon qui décide un matin de traverser les Alpes-de-Haute-Provence à vélo, sans prévenir personne, comme si l’idée lui était tombée dessus en ouvrant les yeux.
Il est arrivé exactement comme il vit : en surgissant. Sans annonce. Sans plan. Avec ce mélange de liberté et de chaos qui lui appartient.
Un vélo poussiéreux. Un sac trop léger pour être raisonnable. Des jambes qui racontent l’effort. Et ce sourire qui dit : “Ben voilà, je suis là.”
Le voir arriver au café du midi, au milieu de nos sacs, de nos chiens, de nos histoires, c’était comme si le voyage se recomposait d’un coup. Chacun avec sa propre manière de traverser le monde.
Et soudain, nous étions à quatre, réunis dans un lieu qui n’est pas le nôtre, mais qui, pour un instant, ressemble à un foyer.
Dans cette semaine de pause, il y a aussi deux présences invisibles mais constantes : mes filles.
Elles ne posent pas leurs sacs dans l’entrée, mais elles sont là autrement.
Elles suivent nos aventures comme on suit un feuilleton, elles attendent les nouvelles, elles commentent, elles s’inquiètent, elles rient de nos galères, elles s’émerveillent de nos rencontres.
Elles sont les deux regards qui traversent l’écran, les deux cœurs qui voyagent avec nous sans bouger de chez elles.
Souvent, j’aimerais qu’elles soient là, qu’elles voient ce que nous voyons, qu’elles sentent l’air de la liberté que vous vivons.
Mais je sais aussi qu’elles sont là à leur manière, présentes, attentives, reliées. Et cette présence là, même à distance, fait partie du voyage.